{"id":517,"date":"2014-05-26T21:10:37","date_gmt":"2014-05-26T21:10:37","guid":{"rendered":"https:\/\/archipress.org\/reda2\/?page_id=517"},"modified":"2014-05-26T21:10:37","modified_gmt":"2014-05-26T21:10:37","slug":"hommage-a-mon-ami-ahmed-ben-bella","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/reda.archipress.org\/?p=517","title":{"rendered":"Hommage \u00e0 mon ami Ahmed Ben Bella"},"content":{"rendered":"<div class=\"heading\" style=\"color: #000000;\">\n\tPar R&eacute;da Benkirane, sociologue et chercheur associ&eacute; au Centre Jacques Berque (Rabat)<\/p>\n<p>\n\t\t<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\" \" height=\"27\" hspace=\"5\" src=\"https:\/\/reda.archipress.org\/images\/stories\/logo\/temps.gif\" title=\"Le Temps\" width=\"125\" \/>Le Temps, Mercredi&nbsp;18 avril 2012&nbsp;&nbsp;&nbsp;<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\" \" height=\"28\" src=\"https:\/\/reda.archipress.org\/images\/stories\/logo\/mediapart.jpg\" title=\"Mediapart\" width=\"134\" \/>&nbsp;&nbsp;Mediapart, Mercredi&nbsp;25 avril 2012\n\t<\/p>\n<\/div>\n<p>\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"color: #000000;\">\n\t<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" align=\"left\" alt=\" \" height=\"215\" hspace=\"3\" src=\"https:\/\/archipress.org\/images\/bb\/Ahmed_Ben_Bella2.jpg\" title=\"Ahmed Ben Bella (1916-2012)\" vspace=\"3\" width=\"147\" \/>A quelques semaines de la comm&eacute;moration du 50<sup>e<\/sup>&nbsp;anniversaire de l&rsquo;ind&eacute;pendance de l&rsquo;Alg&eacute;rie, Ahmed Ben Bella, son premier pr&eacute;sident, membre fondateur du FLN, militant r&eacute;volutionnaire et des droits de l&#39;homme, s&rsquo;est &eacute;teint paisiblement &agrave; son domicile &agrave; Alger, le 11 avril 2012, &agrave; 96 ans.\n<\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"color: #000000;\">\n\tCelui qui avait travers&eacute; tout le XX<sup>e<\/sup>&nbsp;si&egrave;cle, combattu lors de la seconde guerre mondiale, d&eacute;clench&eacute; la lutte arm&eacute;e du 1<sup>er<\/sup>&nbsp;novembre 1954, endur&eacute; la prison et l&rsquo;exil, n&rsquo;a pas surv&eacute;cu plus de deux ans au d&eacute;c&egrave;s de son &eacute;pouse Zohra Sellami. Il l&rsquo;avait &eacute;pous&eacute;e en captivit&eacute; apr&egrave;s le coup d&rsquo;&Eacute;tat &agrave; la suite duquel il fut mis au secret quinze ann&eacute;es durant.\n<\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"color: #000000;\">\n\tPour &laquo; Si Ahmed &raquo;, l&rsquo;amiti&eacute;, la fraternit&eacute; et l&rsquo;engagement comptaient par-dessus tout. Adh&eacute;rant d&egrave;s 1937 au Parti du Peuple Alg&eacute;rien (PPA), lui qui n&rsquo;avait jamais cess&eacute; d&rsquo;affronter la violence coloniale, le combat contre le nazisme et l&rsquo;anti-imp&eacute;rialisme, les luttes fratricides et les trahisons, n&rsquo;&eacute;tait anim&eacute; ni par la ranc&oelig;ur ni par l&rsquo;amertume : il avait cette&nbsp;<em>baraka<\/em>. Tous ceux qui, en Suisse notamment, le connurent savent ce qu&rsquo;il a repr&eacute;sent&eacute; comme force et joie de vivre, comme courage et intelligence politiques. Ils savent l&rsquo;humanit&eacute; dont Si Ahmed &eacute;tait porteur.\n<\/p>\n<div style=\"color: #000000;\">\n\t<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\" \" class=\"aligncenter\" height=\"135\" hspace=\"2\" src=\"https:\/\/archipress.org\/images\/bb\/bbche2.jpg\" title=\"Ernesto Che Guevara &amp; Ahmed Ben Bella\" vspace=\"2\" width=\"299\" \/>\n<\/div>\n<p align=\"justify\" style=\"color: #000000;\">\n\tJ&rsquo;ai pass&eacute; pr&egrave;s de quinze ans &agrave; l&rsquo;ombre de ce monument de l&rsquo;histoire et j&rsquo;ai &eacute;t&eacute; aussi son proche compagnon, lors de moments difficiles d&rsquo;exil et d&rsquo;isolement. Il fut mon mentor. Tout au long des ann&eacute;es 1980, avec Si Ahmed, la jeunesse fut exaltante : il y eut des rencontres extraordinaires avec des personnages tels que Pablo (Michel Raptis), Ali Mecili, Georges Habbache et tant d&rsquo;autres. Et je ne compte pas tout ce que le monde arabe, l&rsquo;Afrique et l&rsquo;Am&eacute;rique latine avaient comme repr&eacute;sentants de mouvements r&eacute;volutionnaires, progressistes, religieux, humanitaires qui le rencontraient, travaillaient avec lui et qu&rsquo;il aidait toujours, du mieux qu&rsquo;il pouvait. Il &eacute;tait l&rsquo;homme du don et de l&rsquo;&eacute;change. Et de la parole donn&eacute;e.\n<\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"color: #000000;\">\n\tD&egrave;s 1962, il fit d&rsquo;Alger la capitale de tous les r&eacute;volt&eacute;s et autres indign&eacute;s de la plan&egrave;te. M&ecirc;me Nelson Mandela y avait suivi un entra&icirc;nement militaire en 1962, &agrave; Maghnia, le village natal de Si Ahmed. Dans les ann&eacute;es 1940, Ben Bella et ses fr&egrave;res d&rsquo;armes contribu&egrave;rent &agrave; lib&eacute;rer la France et l&rsquo;Italie : Si Ahmed se distingua et fut d&eacute;cor&eacute; pour faits exceptionnels de guerre lors de deux batailles, &agrave; Marseille en 1940 et &agrave; Monte Cassino en 1944 (alors que deux de ses fr&egrave;res moururent en 1914-1918 pour la France). Puis dans les ann&eacute;es 50, lui et ses compagnons contribu&egrave;rent &agrave; lib&eacute;rer l&rsquo;Alg&eacute;rie, en repr&eacute;sentant ainsi des pays du Sud dont il se pourrait bien qu&rsquo;ils constituent au XXI<sup>e<\/sup>&nbsp;si&egrave;cle l&rsquo;avenir de l&#39;humanit&eacute;.\n<\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"color: #000000;\">\n\tApr&egrave;s la mort du colonel Houari Boumediene, lib&eacute;r&eacute; en 1980, Ben Bella prit le chemin de l&rsquo;exil et de l&rsquo;opposition. Accueilli en Suisse, &laquo; BB &raquo; &eacute;tait redevenu l&rsquo;ennemi public No 1, menac&eacute; par la police politique de son pays, avec l&rsquo;assistance active du minist&egrave;re de l&rsquo;int&eacute;rieur fran&ccedil;ais. Souvenirs personnels : expulsion de France de ses compagnons en 1983 suite aux pressions d&rsquo;Alger (affaire de Montmorency), interdictions syst&eacute;matiques de sa revue mensuelle&nbsp;<em>Al Badil<\/em>, assassinat de l&rsquo;avocat franco-alg&eacute;rien Ali Mecili &agrave; Paris en 1987 (scandale politique comparable &agrave; l&rsquo;affaire Ben Barka survenue 22 ans plus t&ocirc;t), un homme qui joua un r&ocirc;le f&eacute;d&eacute;rateur entre le mouvement de Ben Bella et celui de Hocine A&iuml;t Ahmed, l&rsquo;autre chef historique du FLN. Si Ahmed avait aussi anticip&eacute; et pr&eacute;par&eacute;, avec tout ce que l&rsquo;Alg&eacute;rie comptait comme opposants et dissidents, les &eacute;meutes de l&rsquo;automne 1988. Je me rappelle qu&rsquo;une semaine avant un fameux 5 octobre, il me disait que quelque chose d&rsquo;imminent allait &eacute;clater en Alg&eacute;rie. Vint alors tr&egrave;s vite le temps de l&rsquo;ouverture d&eacute;mocratique (1988-1991), puis celui de la pr&eacute;pond&eacute;rance des islamistes du FIS (Front islamique du salut), du coup d&rsquo;&Eacute;tat de janvier 1992 et de la guerre civile qui s&rsquo;ensuivit. Rentr&eacute; en 1990 &agrave; Alger, Ben Bella reprit le chemin de l&rsquo;exil en Suisse et ne cessa de plaider pour une r&eacute;conciliation nationale &ndash; incluant les &eacute;lus du FIS &ndash; politiquement consacr&eacute;e par les accords de la plateforme de Rome sign&eacute;s sous les auspices de la Communaut&eacute; de Sante Egidio de Rome (janvier 1995).\n<\/p>\n<p>\n\tAu cours des ann&eacute;es 2000, apr&egrave;s la fin de la d&eacute;cennie sanglante, Ben Bella fut r&eacute;habilit&eacute; par le r&eacute;gime alg&eacute;rien. Ses obs&egrave;ques auront &eacute;t&eacute; l&rsquo;occasion pour les Alg&eacute;riens de d&eacute;couvrir des archives film&eacute;es in&eacute;dites du temps de sa pr&eacute;sidence &ndash; qui avait toujours fait l&rsquo;objet d&rsquo;un d&eacute;ni historique. Cette dimension solennelle et nationale est une mani&egrave;re de r&eacute;unir les Alg&eacute;riens &agrave; l&rsquo;approche du cinquantenaire de l&rsquo;ind&eacute;pendance. Cette comm&eacute;moration autour de sa disparition pourrait &ecirc;tre l&rsquo;occasion d&rsquo;ouvrir la voie &agrave; une r&eacute;interpr&eacute;tation de l&rsquo;histoire de la r&eacute;volution alg&eacute;rienne, et &agrave; toutes sortes de lectures des &eacute;v&eacute;nements qui ont eu lieu depuis les massacres de S&eacute;tif et Guelma par les autorit&eacute;s fran&ccedil;aises (1945) jusqu&rsquo;aux deux cent mille victimes de la guerre civile (1991-1999). Car il n&rsquo;y a pas qu&rsquo;en Alg&eacute;rie o&ugrave; il y a eu d&eacute;ni d&rsquo;histoire : la France doit une partie de son mal &ecirc;tre identitaire au fait qu&rsquo;elle n&rsquo;a jamais reconnu sa responsabilit&eacute; vis-&agrave;-vis de ce que les Alg&eacute;riens ont endur&eacute; de 1830 &agrave; 1962. Cette reconnaissance ouvrirait la voie &agrave; une reconnaissance de tout le passif colonial et esclavagiste en Afrique et en Outre-mer, et permettrait surtout &agrave; la France d&rsquo;assumer l&rsquo;histoire de sa diversit&eacute; socio-culturelle d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.\n<\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"color: #000000;\">\n\tBen Bella ne sera rest&eacute; que deux ans et demi au pouvoir, et aura pass&eacute; au total 23 ann&eacute;es en prison. La privation de libert&eacute; avait parfait son itin&eacute;raire r&eacute;volutionnaire par un devenir intellectuel. Si Ahmed pensait intens&eacute;ment le monde en train d&rsquo;advenir: d&egrave;s 1982, il parlait d&rsquo;un syst&egrave;me mondial &laquo; pr&eacute;dateur &raquo;, d&rsquo;une crise pas seulement &eacute;conomique mais &laquo; civilisationnelle &raquo;, et de la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;adopter un mode de production non consum&eacute;riste et un &laquo; autre rapport au monde et &agrave; l&rsquo;environnement &raquo;.\n<\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"color: #000000;\">\n\tSi Ahmed a eu une influence d&eacute;terminante sur moi, et j&rsquo;ai voulu mettre en acte son d&eacute;sir de comprendre le monde &agrave; venir, de participer &agrave; sa transformation. &Agrave; un moment donn&eacute;, j&rsquo;ai compris qu&rsquo;il me fallait finalement renoncer &agrave; la seule carri&egrave;re que j&rsquo;avais s&eacute;rieusement envisag&eacute;e : la politique. Il y a dans tout pouvoir quelque chose qui d&eacute;forme et &eacute;loigne du r&eacute;el. &Agrave; part peut-&ecirc;tre l&rsquo;Helv&eacute;tie et quelques pays scandinaves, leur d&eacute;mocratie directe et leurs responsables politiques dont on oublie vite les noms, la politique aujourd&rsquo;hui semble n&rsquo;&ecirc;tre plus que cette pulsion de domination et de manipulation des individus. Et le monde a chang&eacute; : les r&eacute;volutions ne sont plus arm&eacute;es, elles sont pens&eacute;es, et ce collectivement. Les logiques de savoir l&rsquo;emportent sur celles du pouvoir. C&rsquo;est la puissance de pens&eacute;e et d&rsquo;agir qui attire les peuples et transforme le monde, et non pas le pouvoir comme passion triste de quelques individus.\n<\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"color: #000000;\">\n\tLe temps des leaders charismatiques est termin&eacute;, mais d&eacute;sormais de la Mauritanie au Y&eacute;men en passant par la Syrie et le Bahrein, ce sont des dizaines de millions de Ben Bella r&eacute;volt&eacute;s, lib&eacute;r&eacute;s de la peur, qui veulent en finir avec l&#39;oppression. Du pire des mondes possibles, min&eacute; par la corruption, la dictature et le n&eacute;potisme, le monde arabe semble n&rsquo;&ecirc;tre plus qu&rsquo;une gigantesque place de la lib&eacute;ration. Les jeunes d&#39;aujourd&#39;hui sont en train d&#39;accomplir la seconde phase de la lib&eacute;ration nationale pour plus de justice, de dignit&eacute; et de libert&eacute;. Nouveaut&eacute;s : ni leader, ni id&eacute;ologie, le temps est d&eacute;sormais aux multitudes et aux intelligences collectives, connectives et cognitives. La mont&eacute;e des religieux est transitoire et de l&rsquo;ordre de la pathologie identitaire tout comme sont pathologiques et path&eacute;tiques le repli identitaire de l&rsquo;Europe et ses relents x&eacute;nophobes. Et la lib&eacute;ration ne concerne plus des territoires g&eacute;ographiques, mais des territoires sociaux, mentaux, psychiques pour tant de peuples en devenir. Il y a aussi ces indign&eacute;s, ces 99% d&rsquo;Europe et des &Eacute;tats-Unis qui n&rsquo;en peuvent plus d&rsquo;&ecirc;tre du b&eacute;tail cognitif, soumis &agrave; la dictature de la finance (&laquo; l&rsquo;&eacute;conomie ne ment pas &raquo;), &agrave; la th&eacute;ologie du march&eacute; et &agrave; sa main invisible. Nous ne sommes qu&rsquo;au tout d&eacute;but d&rsquo;une transformation des humanit&eacute;s.\n<\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"color: #000000;\">\n\tC&rsquo;est une &egrave;re possibiliste que le &laquo; printemps arabe &raquo; a entrouverte. Les nouveaut&eacute;s dont elle est porteuse vont dessiner l&rsquo;&eacute;volution des prochaines d&eacute;cennies. Qui aurait cru que le sacrifice de Mohamed Bouazizi d&eacute;clencherait la premi&egrave;re r&eacute;volution du XXI<sup>e<\/sup>&nbsp;si&egrave;cle ? Qui aurait cru que Ben Bella et 400 de ses compagnons aient pu d&eacute;clencher une insurrection qui mettrait un terme &agrave; 132 ans d&rsquo;occupation coloniale ? La disparition d&rsquo;un militant r&eacute;volutionnaire comme Si Ahmed est aussi un moment de s&eacute;r&eacute;nit&eacute; et de communion symbolique. C&rsquo;est un passage de t&eacute;moin et une foi en l&rsquo;avenir.\n<\/p>\n<p style=\"color: #000000;\">\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<div align=\"right\" style=\"color: #000000;\">\n\tR&eacute;da Benkirane\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par R&eacute;da Benkirane, sociologue et chercheur associ&eacute; au Centre Jacques Berque (Rabat) Le Temps, Mercredi&nbsp;18 avril 2012&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Mediapart, Mercredi&nbsp;25 avril 2012 &nbsp; A quelques semaines de la comm&eacute;moration du 50e&nbsp;anniversaire de l&rsquo;ind&eacute;pendance de l&rsquo;Alg&eacute;rie, Ahmed Ben Bella, son premier pr&eacute;sident, membre fondateur du FLN, militant r&eacute;volutionnaire et des droits de l&#39;homme,&#8230; <a class=\"continue-reading-link\" href=\"https:\/\/reda.archipress.org\/?p=517\">Lire plus \/ Read more<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"class_list":["post-517","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/reda.archipress.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/517","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/reda.archipress.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/reda.archipress.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/reda.archipress.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/reda.archipress.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=517"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/reda.archipress.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/517\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/reda.archipress.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=517"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/reda.archipress.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=517"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/reda.archipress.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=517"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}