{"id":263,"date":"2013-12-26T23:15:01","date_gmt":"2013-12-26T23:15:01","guid":{"rendered":"https:\/\/archipress.org\/reda2\/?page_id=263"},"modified":"2013-12-26T23:15:01","modified_gmt":"2013-12-26T23:15:01","slug":"articles-de-presse","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/reda.archipress.org\/?page_id=263","title":{"rendered":"Articles de presse"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #000000;\">[\u00a0<\/span><a style=\"color: #3a3a3a;\" href=\"\/reda\/?page_id=196\">Pr\u00e9sentation<\/a><span style=\"color: #000000;\">\u00a0|\u00a0<\/span><a href=\"\/reda\/?page_id=203\">Presentation in English<\/a><span style=\"color: #000000;\">\u00a0|\u00a0<\/span><a href=\"\/reda\/?page_id=208\">Sommaire<\/a><span style=\"color: #000000;\">\u00a0|\u00a0<\/span><a href=\"\/reda\/?page_id=660\">Pr\u00e9face<\/a><span style=\"color: #000000;\">\u00a0|\u00a0<\/span><a href=\"\/reda\/?page_id=248\">Bibliographie<\/a><span style=\"color: #000000;\">\u00a0|\u00a0<\/span><a href=\"\/reda\/?page_id=250\">Notes de lecture<\/a><span style=\"color: #000000;\">\u00a0|\u00a0<\/span><a href=\"\/reda\/?page_id=263\">Articles de presse<\/a><span style=\"color: #000000;\">\u00a0|\u00a0<\/span><a href=\"\/reda\/?page_id=385\">Edition \u00e9trang\u00e8re 1<\/a><span style=\"color: #000000;\">\u00a0|\u00a0<\/span><a href=\"\/reda\/?page_id=383\">Edition \u00e9trang\u00e8re 2<\/a><span style=\"color: #000000;\">\u00a0]<\/span><\/p>\n<p align=\"center\">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<\/p>\n<div align=\"center\">\n<h3><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" title=\"Le Monde\" src=\"https:\/\/reda.archipress.org\/images\/stories\/logo\/lemonde.gif\" alt=\"Le Monde\" width=\"89\" height=\"26\" align=\"middle\" border=\"0\" hspace=\"6\" \/><\/h3>\n<p align=\"center\"><strong>La complexit\u00e9, une discipline<\/strong><\/p>\n<p align=\"center\">Le Monde, 7 mars 2003<\/p>\n<p align=\"justify\">En pr\u00e9sentant leurs disciplines, dix-huit chercheurs en d\u00e9gagent les enjeux \u00e9pist\u00e9mologiques et philosophiques.<\/p>\n<p>LA COMPLEXIT\u00c9, VERTIGES ET PROMESSES 18 histoires de sciences de R\u00e9da Benkirane. Ed. Le Pommier, 420 p., 27 \u20ac.<br \/>\nLA PHILOSOPHIE DES SCIENCES de Ferdinand Alqui\u00e9. Ed. de la Table ronde, 166 p., 7 \u20ac.<\/p>\n<p align=\"justify\">Sociologue, R\u00e9da Benkirane r\u00e9unit une s\u00e9rie d&rsquo;entretiens avec des scientifiques &#8211; informaticiens, biologistes, math\u00e9maticiens &#8211; concern\u00e9s par la notion de complexit\u00e9. Edgar Morin est le premier de ses dix-huit interlocuteurs. Ses r\u00e9ponses, nourries de ses \u00e9crits transdisciplinaires sur la complexit\u00e9, dessinent le cadre de ces entretiens. La complexit\u00e9 se d\u00e9finit par ses sources, ses principes et son objectif. Issue de la cybern\u00e9tique et des th\u00e9ories de l&rsquo;auto-organisation, elle se caract\u00e9rise par la prise en compte de la nature multidimensionnelle des probl\u00e8mes et poursuit \u00ab\u00a0la vision la moins mutil\u00e9e possible de la r\u00e9alit\u00e9\u00a0\u00bb. Le refus du morcellement des probl\u00e8mes fondamentaux entre les diff\u00e9rentes disciplines porte au rapprochement des cultures litt\u00e9raire et scientifique et au dialogue entre les sciences et la philosophie.<\/p>\n<p align=\"justify\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" title=\"Image\" src=\"https:\/\/reda.archipress.org\/images\/stories\/complexus.gif\" alt=\"Image\" width=\"180\" height=\"233\" align=\"left\" border=\"0\" hspace=\"6\" \/>L&rsquo;audace sp\u00e9culative de certains chercheurs, qui brisent all\u00e9grement les d\u00e9coupages disciplinaires traditionnels, sollicite directement les philosophes. Les travaux d&rsquo;Ilya Prigogine, interrog\u00e9 ici \u00e0 partir de son livre La Fin des certitudes, posent \u00e0 nouveaux frais la question du temps et de la libert\u00e9 et ont \u00e9t\u00e9 abondamment comment\u00e9s. Les recherches sur la vie artificielle troublent la distinction du vivant et de l&rsquo;inanim\u00e9, celles sur l&rsquo;intelligence artificielle ne sont pas sans incidences sur l&rsquo;anthropologie philosophique : qu&rsquo;est-ce que l&rsquo;homme si des machines deviennent capables d&rsquo;apprendre et d&rsquo;effectuer des t\u00e2ches tenues autrefois pour sp\u00e9cifiquement humaines ?<\/p>\n<p align=\"justify\">D&rsquo;autres questions portent sur les incidences des nouvelles technologies de l&rsquo;information sur la vie des communaut\u00e9s. Les nouvelles formes de connectivit\u00e9 annoncent-elles l&rsquo;\u00e8re de la fraternit\u00e9 universelle ou du contr\u00f4le g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 des communications priv\u00e9es ?<\/p>\n<p align=\"justify\">Les nouveaux scientifiques n&rsquo;adoptent pas une attitude commune \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de ces interrogations philosophiques. Certains, comme Ilya Prigogine, s&rsquo;engagent explicitement dans le domaine de la philosophie et apportent, au nom de la science, des r\u00e9ponses in\u00e9dites aux probl\u00e8mes traditionnels. D&rsquo;autres, comme Neil Gershenfeld, professeur au Massachusetts Institute of Technology, ou comme Christopher Langton, fondateur de la vie artificielle, d\u00e9ploient des intuitions originales dont les incidences philosophiques sont difficiles \u00e0 \u00e9tablir. Dans l&rsquo;ensemble, la d\u00e9marche de ces chercheurs est plus prospective que r\u00e9flexive. Tourn\u00e9s vers l&rsquo;avenir, ils osent des rapprochements entre des ph\u00e9nom\u00e8nes que le sens commun distingue, inventent des m\u00e9taphores dont la port\u00e9e est d\u00e9licate \u00e0 appr\u00e9cier.<\/p>\n<p align=\"justify\">A l&rsquo;exception de Jean-Louis Deneubourg, sp\u00e9cialiste des soci\u00e9t\u00e9s animales, aucun ne fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l&rsquo;histoire des sciences, et presque tous sont soutenus par la conviction de vivre un tournant d\u00e9cisif. Le village des chercheurs surprend parfois les visiteurs. Les informaticiens et les math\u00e9maticiens partagent des souvenirs communs, et donnent un sens nouveau aux mots de la tribu. Michel Serres, dans le dernier entretien du volume, bouscule la nouvelle vulgate en affirmant que \u00ab\u00a0le mot complexit\u00e9 est mal choisi. C&rsquo;est, je crois, un faux concept philosophique\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p align=\"justify\">TOUR D&rsquo;IVOIRE<\/p>\n<p align=\"justify\">Les enjeux \u00e9pist\u00e9mologiques et philosophiques des nouvelles disciplines scientifiques, en particulier les neurosciences cognitives, ne sont pas encore pleinement appr\u00e9ci\u00e9s. La f\u00e9condit\u00e9 conceptuelle de certains chercheurs fascine et inqui\u00e8te les philosophes. Dubitatifs, peu pr\u00e9par\u00e9s aux \u00e9changes interdisciplinaires, les philosophes peuvent stigmatiser l&rsquo;usage immod\u00e9r\u00e9 des m\u00e9taphores, d\u00e9plorer des approximations notionnelles et se retirer dans leur tour d&rsquo;ivoire. Leur situation n&rsquo;est pas sans rappeler celle que connurent leurs a\u00een\u00e9s dans les ann\u00e9es 1930.<\/p>\n<p align=\"justify\">En 1934 Ferdinand Alqui\u00e9, publiait la mati\u00e8re, aujourd&rsquo;hui r\u00e9\u00e9dit\u00e9e, d&rsquo;un \u00e9l\u00e9gant petit manuel de philosophie des sciences. Il exposait que les math\u00e9matiques constituent pour la physique un simple langage, que la connaissance commune et la connaissance scientifique ne s&rsquo;opposent pas, que l&rsquo;une et l&rsquo;autre, tourn\u00e9es vers les objets, m\u00e9connaissent l&rsquo;esprit dont elles manifestent pourtant l&rsquo;activit\u00e9, comme il appartient \u00e0 la philosophie de le rappeler.<\/p>\n<p align=\"justify\">La m\u00eame ann\u00e9e, Gaston Bachelard, attentif aux progr\u00e8s contemporains des sciences physiques et chimiques, p\u00e9rimait brutalement, dans Le Nouvel Esprit scientifique, cette repr\u00e9sentation de la science destin\u00e9e \u00e0 asseoir la pr\u00e9\u00e9minence de la m\u00e9taphysique. Les neurosciences et l&rsquo;informatique n&rsquo;ont pas trouv\u00e9 leur Bachelard. L&rsquo;effervescence philosophique qui accompagne leur essor alimente les r\u00eaveries des visionnaires et des m\u00e9taphysiciens. Le talent de Ferdinand Alqui\u00e9 en moins.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\" align=\"justify\">Jean-Paul Thomas<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<\/p>\n<p><a title=\"bulletin\" name=\"bulletin\"><\/a><strong>Bulletin Critique du Livre en Fran\u00e7ais<\/strong><\/p>\n<p><a title=\"bulletin\" name=\"bulletin\"><\/a><\/p>\n<p><a title=\"bulletin\" name=\"bulletin\"><\/a>12 f\u00e9vrier 2003<\/p>\n<p><a title=\"bulletin\" name=\"bulletin\"><\/a><\/p>\n<p align=\"justify\"><a title=\"bulletin\" name=\"bulletin\"><\/a>\u00ab\u00a0Ce livre est n\u00e9 du d\u00e9sir de comprendre comment certaines id\u00e9es scientifiques, notamment celles \u00e0 l&rsquo;origine de la r\u00e9volution informatique, influent sur notre mode de vie, notre mani\u00e8re de penser et de travailler\u00a0\u00bb (p. 7) : voil\u00e0 pour le projet g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;ouvrage de R\u00e9da Benkirane intitul\u00e9 La Complexit\u00e9, vertiges et promesses. La complexit\u00e9, voil\u00e0 l&rsquo;id\u00e9e scientifique dont il est avant tout question. Qu&rsquo;entendre par ce terme? Une r\u00e9alit\u00e9 bien complexe qu&rsquo;une formule tente pourtant de r\u00e9sumer : \u00ab\u00a0Le tout est plus que la somme des parties\u00a0\u00bb ; ou encore, est complexe ce qui est \u00ab\u00a0tiss\u00e9 ensemble\u00a0\u00bb. Pour r\u00e9aliser ce projet et aborder ce th\u00e8me, l&rsquo;auteur a pratiqu\u00e9 la technique du dialogue, de la conversation, avec dix-huit interlocuteurs (rien que des hommes&#8230;), tous reconnus comme des sp\u00e9cialistes dans leur domaine, mais tous capables ou curieux de s&rsquo;int\u00e9resser \u00e0 d&rsquo;autres champs de la connaissance humaine. Avec eux, R. Benkirane a privil\u00e9gi\u00e9 les \u00ab\u00a0histoires\u00a0\u00bb de science, introduisant d&rsquo;ailleurs chaque conversation, chaque r\u00e9cit, d&rsquo;un document biographique et bibliographique. Les conversations se r\u00e9pondent parfois, parce que les auteurs se connaissent mais aussi parce que l&rsquo;auteur provoque volontiers ces rencontres indirectes, pour conforter une \u00ab\u00a0histoire\u00a0\u00bb ou introduire la contradiction. Ainsi ces \u00ab\u00a0histoires de sciences mettent en sc\u00e8ne des physiciens de l&rsquo;information et de la turbulence, des math\u00e9maticiens du chaos et du hasard, des biologistes de l&rsquo;\u00e9mergence et de l&rsquo;auto-organisation&#8230; On rencontrera un n\u00e9o-darwinien et un anti-darwinien qui recourent aux m\u00eames outils conceptuels, un linguiste qui s&rsquo;int\u00e9resse \u00e0 l&rsquo;intelligence artificielle, un chimiste qui s&rsquo;attache \u00e0 l&rsquo;\u00e9cart \u00e0 l&rsquo;\u00e9quilibre, des informaticiens qui se penchent sur une biologie g\u00e9n\u00e9rale, un astrophysicien auteur \u00e0 la fois d&rsquo;un livre sur le tout et d&rsquo;un autre sur le vide, un de ses coll\u00e8gues qui \u00e9voque un mod\u00e8le de l&rsquo;univers d\u00e9routant, dit de l&rsquo;inflation chaotique&#8230;\u00a0\u00bb (p. 11). Difficile de dire mieux que l&rsquo;auteur combien son livre, men\u00e9 d&rsquo;une mani\u00e8re aussi alerte, n&rsquo;ennuie \u00e0 aucun moment, laisse parfois sur sa faim et invite donc \u00e0 poursuivre l&rsquo;histoire entam\u00e9e, avec le pragmatisme et la modestie dont ces personnalit\u00e9s scientifiques font largement preuve.<\/p>\n<p><a title=\"bulletin\" name=\"bulletin\"><\/a><\/p>\n<p><a title=\"bulletin\" name=\"bulletin\"><\/a>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<\/p>\n<p><a title=\"bulletin\" name=\"bulletin\"><\/a><\/p>\n<\/div>\n<p><a title=\"bulletin\" name=\"bulletin\"><\/a><\/p>\n<p align=\"center\"><a title=\"temps\" name=\"temps\"><\/a><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" title=\"Le Temps, Gen\u00e8ve\" src=\"https:\/\/reda.archipress.org\/images\/stories\/logo\/temps.gif\" alt=\"Le Temps, Gen\u00e8ve\" width=\"145\" height=\"22\" align=\"middle\" border=\"0\" hspace=\"6\" \/><a title=\"temps\" name=\"temps\"><\/a><\/p>\n<p><strong>SOCI\u00c9T\u00c9 : Dix-huit sp\u00e9cialistes racontent la complexit\u00e9 en sciences<\/strong><\/p>\n<p align=\"center\">Le Temps, 3 d\u00e9cembre 2002<\/p>\n<p align=\"justify\">LIVRE. Dans un recueil d&rsquo;entretiens, Daniel Mange d\u00e9mystifie les syst\u00e8mes \u00abbio-inspir\u00e9s\u00bb.<\/p>\n<p>La \u00abvie artificielle\u00bb fait partie de ces domaines scientifiques \u00e9mergents difficiles \u00e0 appr\u00e9hender par le commun des mortels. De ces concepts souvent cach\u00e9s derri\u00e8re des appellations sulfureuses, mais rarement pr\u00e9sent\u00e9s en termes compr\u00e9hensibles. Daniel Mange, professeur \u00e0 l&rsquo;EPFL, directeur du Laboratoire de syst\u00e8mes logiques et sp\u00e9cialiste des syst\u00e8mes \u00abbio-inspir\u00e9s\u00bb, est l&rsquo;une des 18 personnalit\u00e9s interrog\u00e9es par le sociologue R\u00e9da Benkirane dans un recueil d&rsquo;entretiens sur le th\u00e8me de la complexit\u00e9*. Une occasion, pour le p\u00e8re du \u00abBiowall\u00bb expos\u00e9 \u00e0 la Villa Reuge, d&rsquo;expliquer sa d\u00e9marche de fa\u00e7on accessible.<\/p>\n<p align=\"justify\">Daniel Mange rel\u00e8ve le caract\u00e8re flou de la limite qui s\u00e9pare les organismes vivants des cr\u00e9ations technologiques. Une machine qui serait dot\u00e9e des qualit\u00e9s utilis\u00e9es comme d\u00e9finitions de la vie (capacit\u00e9 de se d\u00e9velopper \u00e0 partir d&rsquo;une cellule, d&rsquo;\u00e9voluer, d&rsquo;apprendre) ne finirait-elle pas par devenir quasi vivante? A terme, Daniel Mange n&rsquo;exclut pas l&rsquo;apparition de machines ma\u00eetrisant leur autor\u00e9plication mat\u00e9rielle. Mais pour le moment, dans les syst\u00e8mes \u00abbio-inspir\u00e9s\u00bb actuels, les \u00ab\u00eatres\u00bb qui imitent le fonctionnement du vivant sont encore des motifs informatiques, qui n&rsquo;\u00e9voluent que dans le cadre mat\u00e9riel de circuits \u00e9lectroniques.<\/p>\n<p align=\"justify\">Dix-sept autres \u00abhistoires de sciences\u00bb, collect\u00e9es par R\u00e9da Benkirane aupr\u00e8s d&rsquo;interlocuteurs comme Ilya Prigogine ou Francisco Varela, permettent de d\u00e9couvrir l&rsquo;impact de la complexit\u00e9 dans les sciences modernes. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne peu saisissable prend corps, par la magie de l&rsquo;entretien.<\/p>\n<p align=\"right\">Jean-Luc Vonnez<\/p>\n<p align=\"center\">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<\/p>\n<p align=\"center\"><a title=\"echo\" name=\"echo\"><\/a><a title=\"echo\" name=\"echo\"><\/a><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" title=\"Les Echos, Paris\" src=\"https:\/\/reda.archipress.org\/images\/stories\/logo\/lesechoshp145.gif\" alt=\"Les Echos, Paris\" width=\"146\" height=\"56\" align=\"middle\" border=\"0\" hspace=\"6\" \/><a title=\"echo\" name=\"echo\"><\/a><\/p>\n<p><strong>Bienvenue dans un monde complexe<\/strong><\/p>\n<p><a title=\"echo\" name=\"echo\"><\/a><\/p>\n<p align=\"center\"><a title=\"echo\" name=\"echo\"><\/a>Les Echos. Quotidien de l&rsquo;Economie, 28 novembre 2002<\/p>\n<p><a title=\"echo\" name=\"echo\"><\/a><\/p>\n<p align=\"justify\"><a title=\"echo\" name=\"echo\"><\/a>Une travers\u00e9e des sciences contemporaines pour chercher \u00e0 comprendre un monde de plus en plus difficile \u00e0 d\u00e9crypter.<\/p>\n<p><a title=\"echo\" name=\"echo\"><\/a><\/p>\n<p align=\"justify\"><a title=\"echo\" name=\"echo\"><\/a>\u00ab Aide-toi, la pens\u00e9e complexe t&rsquo;aidera \u00bb. Cette formule d&rsquo;Edgar Morin r\u00e9sume l&rsquo;ouvrage de R\u00e9da Benkirane, \u00ab La Complexit\u00e9, vertiges et promesses\u00bb. En fait ce concept, intuitivement associ\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9volution des sciences dures, est pr\u00e9sent partout : en politique, en sociologie et m\u00eame dans la vie quotidienne. Pionnier de l&rsquo;\u00e9tude du \u00ab complexus \u00bb, Edgar Morin est un des 18 experts interrog\u00e9s par R\u00e9da Benkirane. Form\u00e9 dans les ann\u00e9es 30, baptis\u00e9 un peu contre son gr\u00e9 \u00ab sociologue de la complexit\u00e9 \u00bb, Edgar Morin estime que le \u00ab complexus \u00bb est omnipr\u00e9sent dans notre vie car \u00ab il existe des contradictions fondamentales pour l&rsquo;esprit et le fait de penser, en m\u00eame temps, deux id\u00e9es contraires repr\u00e9sente un effort de complexit\u00e9 \u00bb. La vie d&rsquo;Ilya Prigogine est, \u00e0 elle seule, un monument de complexit\u00e9. N\u00e9 en Russie en 1917, ce physicien devenu belge recevra le prix Nobel en 1977. Il est devenu peu \u00e0 peu un philosophe qui s&rsquo;int\u00e9resse aux lois du chaos. Lui aussi s&rsquo;interroge sur le sens \u00e0 donner \u00e0 la complexit\u00e9 croissante de monde et estime que nous \u00ab devons consid\u00e9rer l&rsquo;incertain comme faisant partie de notre rationalit\u00e9 \u00bb.<\/p>\n<p><a title=\"echo\" name=\"echo\"><\/a><\/p>\n<p align=\"justify\"><a title=\"echo\" name=\"echo\"><\/a><br \/>\nAvalanche de connaissances<br \/>\nParmi les autres membres de la tribu des adeptes du \u00ab complexus\u00a0\u00bb interrog\u00e9s par R\u00e9da Benkirane figurent le sp\u00e9cialiste de l&rsquo;intelligence artificielle Luc Steels, le biologiste Brian Goodwin, connu comme le \u00ab po\u00e8te de la biologie th\u00e9orique \u00bb, le professeur Ivar Ekeland, \u00ab philosophe et math\u00e9maticien \u00bb, l&rsquo;astrophysicien John Barrow, partisan d&rsquo;un dialogue entre sciences dures et sciences molles, le directeur de recherche du CNRS Laurent Nottale, auteur de nombreux ouvrages sur la relativit\u00e9, et Michel Serres, marin, marcheur infatigable, explorateur permanent de la complexit\u00e9 humaine, expert incontest\u00e9 du \u00ab m\u00e9tissage intellectuel \u00bb qui s&rsquo;exprime sur l&rsquo;histoire et le sens des sciences. Au mot complexit\u00e9, \u00ab faux concept philosophique \u00bb, Michel Serres pr\u00e9f\u00e8re le terme \u00ab combinatoire \u00bb. Il regrette parfois l&rsquo;impr\u00e9cision du vocabulaire. \u00ab Si la th\u00e9orie des catastrophes s&rsquo;\u00e9tait appel\u00e9e th\u00e9orie \u00ab\u00a0du bord des formes\u00a0\u00bb \u00bb, peut-\u00eatre que personne n&rsquo;en aurait parl\u00e9.\u00a0\u00bb Au terme de cette \u00ab travers\u00e9e des sciences contemporaines \u00bb, on se dit que l&rsquo;humanit\u00e9 aura fort \u00e0 faire pour g\u00e9rer cette avalanche de connaissances qui se croisent au sein d&rsquo;un monde de plus en plus complexe et de plus en plus difficile \u00e0 d\u00e9crypter. Dans son avant-propos, l&rsquo;auteur indique que ce livre \u00ab est n\u00e9 du d\u00e9sir de comprendre comment certaines id\u00e9es scientifiques, notamment celles \u00e0 l&rsquo;origine de la r\u00e9volution informatique, influent sur notre mode de vie, notre mani\u00e8re de penser et de travailler \u00bb.<\/p>\n<p><a title=\"echo\" name=\"echo\"><\/a><\/p>\n<p align=\"right\"><a title=\"echo\" name=\"echo\"><\/a>Alain Perez<\/p>\n<p><a title=\"echo\" name=\"echo\"><\/a><\/p>\n<p align=\"center\"><a title=\"echo\" name=\"echo\"><\/a>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<\/p>\n<p align=\"center\"><a title=\"echo\" name=\"echo\"><\/a><br \/>\n<strong>Magazine Qu\u00e9bec Science<\/strong><\/p>\n<p><a title=\"echo\" name=\"echo\"><\/a><\/p>\n<p align=\"center\"><a title=\"echo\" name=\"echo\"><\/a><strong>Sans complexe<\/strong><\/p>\n<p><a title=\"echo\" name=\"echo\"><\/a><\/p>\n<p align=\"center\"><a title=\"echo\" name=\"echo\"><\/a>Qu\u00e9bec Science, Avril 2003<\/p>\n<p><a title=\"echo\" name=\"echo\"><\/a><\/p>\n<p align=\"justify\"><a title=\"echo\" name=\"echo\"><\/a>Qu&rsquo;est-ce que la complexit\u00e9 ? Une nouvelle approche scientifique qui sert \u00e0 \u00e9tudier des ph\u00e9nom\u00e8nes compliqu\u00e9s et impr\u00e9dictibles : les turbulences atmosph\u00e9rique, les \u00e9pid\u00e9mies, les cours boursiers. Naturey consacrait un dossier en 2001. Compliqu\u00e9 ? Les novices pr\u00e9f\u00e9reront lire ce recueil d&rsquo;entrevues avec 18 \u00e9toiles de la science, tels le sociologue Edgar Morin, le physicien \u00a0\u00bb nob\u00e9lis\u00e9 \u00a0\u00bb Ilya Prigogine, l&rsquo;informaticien Luc Steels. C&rsquo;est comme regarder le cosmos &#8211; on ne comprend pas tout, mais on reste \u00e9bloui.<\/p>\n<p align=\"center\"><a title=\"echo\" name=\"echo\"><\/a>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<\/p>\n<p align=\"justify\"><a title=\"echo\" name=\"echo\"><\/a><\/p>\n<p><a title=\"echo\" name=\"echo\"><\/a><\/p>\n<p align=\"center\"><a title=\"echo\" name=\"echo\"><\/a><a title=\"grit\" name=\"grit\"><\/a><a title=\"grit\" name=\"grit\"><\/a><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" title=\"Transversales\" src=\"https:\/\/reda.archipress.org\/images\/stories\/complexite\/grit.gif\" alt=\"Transversales\" width=\"180\" height=\"50\" border=\"0\" hspace=\"6\" \/><a title=\"grit\" name=\"grit\"><\/a><\/p>\n<p><strong>Une travers\u00e9e des sciences contemporaines<\/strong><\/p>\n<p><a title=\"grit\" name=\"grit\"><\/a><\/p>\n<p align=\"center\"><a title=\"grit\" name=\"grit\"><\/a>Lettre d&rsquo;information Transversales, mai\/juin 2003<\/p>\n<p><a title=\"grit\" name=\"grit\"><\/a><\/p>\n<div align=\"justify\"><a title=\"grit\" name=\"grit\"><\/a>Des histoires de sciences qui ne sont pas des histoires de la science mais plut\u00f4t l&rsquo;\u00e9vocation des questions qu&rsquo;elle soul\u00e8ve et des vertiges provoqu\u00e9s par la notion de complexit\u00e9. R\u00e9da Benkirane, sociologue et sp\u00e9cialiste de l&rsquo;information, dialogue avec quelques uns des grands noms de la science et de la philosophie contemporaine (de John Barrow \u00e0 Michel Serres en passant par Stuart Kauffmann , Edgar Morin , Illya Prigogine&#8230;. Les questions d\u00e9taill\u00e9es pos\u00e9es aux chercheurs (sur la physique de la turbulence ou de l&rsquo;information, sur la vie artificielle, sur l&rsquo;inflation de l&rsquo;univers&#8230;) constituent en soi tout un programme . Au del\u00e0 de la diversit\u00e9 frappante des approches et des \u00e9clairages, la simplicit\u00e9 des t\u00e9moignages de chacun, la magie des m\u00e9taphores utilis\u00e9es, l&rsquo;absence de jargon technique, donnent au lecteur m\u00eame non averti l&rsquo;illusion et \/ou l&rsquo;envie de participer \u00e0 la grande aventure de la connaissance. On r\u00eave d&rsquo;une suite.<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[\u00a0Pr\u00e9sentation\u00a0|\u00a0Presentation in English\u00a0|\u00a0Sommaire\u00a0|\u00a0Pr\u00e9face\u00a0|\u00a0Bibliographie\u00a0|\u00a0Notes de lecture\u00a0|\u00a0Articles de presse\u00a0|\u00a0Edition \u00e9trang\u00e8re 1\u00a0|\u00a0Edition \u00e9trang\u00e8re 2\u00a0] &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211; La complexit\u00e9, une discipline Le Monde, 7 mars 2003 En pr\u00e9sentant leurs disciplines, dix-huit chercheurs en d\u00e9gagent les enjeux \u00e9pist\u00e9mologiques et philosophiques. LA COMPLEXIT\u00c9, VERTIGES ET PROMESSES 18 histoires de sciences de R\u00e9da Benkirane. Ed. Le Pommier, 420 &#8230; <a class=\"continue-reading-link\" href=\"https:\/\/reda.archipress.org\/?page_id=263\"> Continue reading<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":196,"menu_order":7,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-263","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/reda.archipress.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/263","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/reda.archipress.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/reda.archipress.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/reda.archipress.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/reda.archipress.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=263"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/reda.archipress.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/263\/revisions"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/reda.archipress.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/196"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/reda.archipress.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=263"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}